le blason

Le blason de Dieudonne a fait sa première apparition en 1997, lors du défilé de chars du mois de juin.

Voici son interprétation : le pourtour est agrémenté de trois boutons et trois grappes de raisins qui rappellent les activités artisanales et agricoles des anciens habitants. Le centre reproduit les armes de la famille DE VENDEUIL.

La fabrication des boutons

C'était une activité d'appoint. Elle était effectuée à domicile par des ouvriers et des ouvrières agricoles durant la morte saison. A Ercuis, au XVIIIe siècle, on façonnait des boutons en poil de chèvre. Au XIXe siècle cette matière première fut remplacée par l'os, la corne, le bois, le corozzo et bientôt la nacre. Il arrive souvent de rencontrer dans un coin du jardin ou de la cour des morceaux de coquillages portant une empreinte évidée et arrondie. Ce sont des morceaux de « pintadine », coquillage que l'on recevait par caisse des îles Touamotou. Les boutons et y étaient découpés à l'aide de trépans que les négociants prêtaient aux ouvriers. Avec le tissage, cette activité constitue un supplément indispensable pour les familles de manouvriers.

La culture de la vigne

C'était, jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, l'activité essentielle à Dieudonne. Sur les pentes environnantes plus ou moins bien orientées, les vignobles occupaient de nombreux petits exploitants. C'étaient des vignerons ou des manouvriers employés dans les quelques fermes du village. Des tonneliers et des forgerons travaillaient pour eux. Ils alimentaient trois pressoirs, 1 à Dieudonne et à 1 Monchavert. Leurs caves s'ouvraient souvent directement sur la rue. Leur vin débouchait sur les marchés de la région parisienne et des bourgs alentour. L'arrivée des vins de Touraine, puis de Bourgogne sonna le glas de leur activité peu avant la révolution. Le cidre remplace le vin sur la table populaire. Le pommier, la friche et l'arbre de forêts remplacèrent la vigne.

Les armes des DE VENDEUIL

Au centre figurent les armes de la famille DE VENDEUIL. Leur château fut construit d'ici peu après 1630 par Pierre CLEREMBAULT DE VENDEUIL, héritier d’une lignée que l'on fait remonter aux croisades. Il devint seigneur du lieu après son mariage avec Gilberte DE HANGEST. Avec ses frères, cousins et alliés, le seigneur habita jusqu'à la disparition du dernier héritier mâle, Albert François en 1832. Contrairement à bien d'autres, les DE VENDEUIL n’émigrèrent pas à la révolution et leurs biens ne furent pas confisqués. Par l'aînée des filles, le titre fut ajouté à celui du baron DU VIGNET, son mari, par décret impérial de Napoléon III. Monsieur le baron Thierry DE VIGNET DE VENDEUIL, leur descendant, a autorisé en 1997 la commune à faire figurer ces armes sur notre blason. Elles sont, en langage héraldique, d'Azur au Lion naissant d’or.